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Article rédigé pour la revue de l'AGSAS.

18/12/2016

Le corps et la voix

 

J’ai eu le plaisir, dans le cadre de ma spécialité, vaste domaine d’exploration que sont le corps et la voix d’intervenir à l’occasion du séminaire de l'AGSAS « et si on se préoccupait d’abord de l’humain ? ».

Mon parcours dans l’art vocal a commencé en tant que chanteuse lyrique, s’est poursuivi en études de psychophonie mla, en exploration de diverses techniques corporelles pour aboutir à un travail de recherche assidu auprès de chercheurs impliqués dans le développement du potentiel d’épanouissement de l’être.

C’est ainsi que le corps et la voix sont devenus des supports d’introspection, de découverte des espaces intimes et profonds du Soi, où le voyage consiste à écouter les expressions les plus sourdes ou manifestes de l’être afin de les révéler et de placer chacun au cœur de ses espaces.

Le temps de découverte que nous avons partagé lors de ce colloque a été essentiellement expérimental et a porté principalement sur ce que la voix permet comme exploration dans nos intérieurs intimes tout en nous reliant de manière unique à l’Autre.

Chacun a été invité à découvrir dans la pratique ce que le corps et la voix peuvent mettre en mouvement physiquement, émotionnellement et quelle puissance de reliance elle détenait.

Les notions corporelles d’ancrage, d’écoute des espaces respiratoires, de verticalité, d’ouverture, de profondeur, d’espace, de tonus corporel, d’équilibre, de déploiement, de vibration crâniennes et thoraciques, de centre et de périphérie, ont été abordées et présentées comme autant de points d’appui fondamentaux à la voix afin d’exister pleinement.

Le caractère essentiel de se rencontrer et se découvrir, entre soi et soi, dans son intime, avant de rencontrer l’autre a été posé: L’intention prévalant ne consistant pas à « bien chanter » mais à se rencontrer par le biais du corps et de la voix : Écoute, ressentis, expressions, partage étaient au cœur de ces expériences.

Suite à cette intervention, il m’a été proposé d’écrire quelques grands axes de ce que cette découverte implique sur le corps et la voix comme découverte de soi.

Par cet écrit, je souhaite partager les merveilles que la voix, telle un fruit aux insoupçonnables saveurs dont chaque bouchée permet d’accéder à une essence de parfum plus subtile, m’a doucement révélées au fur et à mesure des années.

Une caractéristique de la voix est qu’elle nous accompagne tout au long de notre vie, du début à la fin, du premier cri au dernier souffle. Elle est source d’apprentissages infinie sur soi, terrain de découverte et de révélation.

 

"La voix…"

 

Dès la sortie du ventre de nos mères : le souffle, le cri. Ce premier cri, tant attendu, qui signe le passage du milieu aquatique au milieu aérien.

Première empreinte terrestre.

Vibration et onde circulant de moi à l’autre.

La voix commence par une histoire de lien entre le monde intra utérin du bébé et celui du monde environnant. A commencer par sa propre mère.

Dès sept mois de développement utérin, le fœtus entend et réagit aux changements de fréquence sonores par des mouvements corporels ou par des changements de son rythme cardiaque. Par transmission osseuse et tissulaire, il reçoit la plus basse partie du spectre de la voix de sa mère, qui pourrait être reconnue grâce à la perception du rythme et de l’intonation de sa voix.

Le Professeur de médecine, Jean-Pierre Relier, spécialiste en néonatalogie, évoque l’importance de la sensorialité fœtale dans l’établissement d’un échange mère enfant pendant la grossesse: en effet, l’installation précoce de certaines capacités sensorielles fait du fœtus un être « multi percevant ». (À savoir que l’essentiel des structures des organes des sens s’établit entre la fin du deuxième et le début du septième mois, dans l’ordre suivant : système cutané, olfactif, gustatif, vestibulaire (équilibration), auditif et visuel.) Ainsi, le mode d’échange entre la mère et son bébé in utéro ne se situe pas uniquement sur le plan biologique et métabolique mais aussi sur le plan sensitif, sensoriel et psychoaffectif.

De nombreuses recherches, dont le chant prénatal, ont mis en évidence l’importance du lien crée par la voix entre la mère et son enfant in utéro. Vibrer son enfant avec sa voix tout en prenant plaisir à chanter permet de tisser un lien profond entre l’enfant in-utero et sa mère. On a d’ailleurs pu constater que les enfants ayant baigné dans la vibration in utero par leurs mères sont souvent allaités car le lien tissé tout au long de la grossesse peut agir en stimulant l’instinct maternel, en donnant à ces mères le désir d’allaiter. D’autres expériences1 réalisées auprès de nouveau-nés ont permis de démontrer les capacités de préférence pour la voix maternelle, pour la langue maternelle, et même pour une séquence lue ou chantée par la mère. Ces capacités de mémorisation et de reconnaissance permettent d’assurer au moment de l’accouchement une continuité de la relation entre la mère et son enfant, facilitant ainsi le développement des interactions et des liens d’attachement. 

Le fait d’être relié en pensée et par le biais de la voix parlée et / ou chantée au fœtus permet d’optimiser le développement de ce dernier mais aussi de placer la mère dans une dynamique affective et psychique unique pendant la grossesse, lors de l’accouchement et dans son lien avec son enfant. Pendant le travail, l’émission puissante de sons graves accompagnera les contractions utérines, permettant de masser l’utérus, de faciliter la dilatation, d’atténuer la douleur en libérant des endorphines, hormones de l’amour.

Voix, force du lien, émotions, sentiments, mémoires semblent dès la naissance irrémédiablement liés.

 

« Ma voix… »

 

Né avec, je la connais sans la connaître vraiment. Si familière et étrangère à la fois.

Elle peut être moi sans être moi vraiment. Elle vient me parler de qui je suis…

A son propos, il peut se parler de signature de l’être, de fidélité ou d’incompréhension profonde à son égard.

Elle porte, touche, envoûte, bouleverse, émerveille, surprend…

Elle peut être un râle, un murmure, un fredonnement, un cri, un chant…

Elle est également mémoire, révélatrice de mémoire et traduit toute forme d’équilibre rompu ou de disharmonie.

Italo Calvino2 l’exprime ainsi : « Elle pourrait être l’équivalent de ce que la personne a de plus caché et de plus vrai. » 

Qui est-elle et que me raconte-t-elle si la fantaisie me prend de l’écouter, de la découvrir, voire de l’aimer ?...

 

« Il faut connaître tout, de l’ensemble jusqu’aux détails, et évoluer du moins profond au plus profond » Daria Halprin 

 

Aller à la découverte de sa voix, c’est partir en voyage aux confins de ce que notre être le plus profond peut être à même de nous révéler de nous-mêmes, de notre histoire, d’où l’on vient et de ce vers quoi nous pourrions tendre. C’est aussi un moyen de développer une écoute et de poser un regard neuf et créateur apte à informer, transformer des compréhensions ou mode de comportement inscrits dans le connu de chacun. Se découvrir autrement est une manière active de se révéler dans sa puissance d’être et son aptitude à se placer au centre de sa vie

Tel un bâtisseur, l’apprenti chanteur ou explorateur de ses espaces vocaux, sera amené à voyager dans ses rapports de tonicité corporelle, de présence à soi et à contacter ses lieux de tensions ou d’absences, ses points d’appui, à en écouter le message et à travailler patiemment à une nouvelle articulation de l’ensemble.

Comme toute discipline approchée avec curiosité, soif de connaissance et de dépassement, la voix est à même d’éveiller une partie de l’être en quête de compréhension, d’évolution, et de transcendance. : « Une force inconnue, grandie en moi, m’a poussé à devenir ce « pèlerin », ce « quêteur » qui tente de renouer non tant avec le passé qu’avec ce qui peut advenir »3

Le corps entier participe au geste vocal et nous renvoie l’image de notre comportement humain.

La voix engage d’abord le corps dans son lien avec la respiration dont on ne développera pas ici les bienfaits connus tant sur les plans psychique qu’émotionnels. Nous nous concentrerons davantage sur le processus respiratoire en lui-même et ce qu’il permet de révéler comme prise de conscience.

Nous commencerons par évoquer la particularité de ce que ce mouvement continu entre le geste d’inspiration- in- et d’expiration, -ex-, permet d’écouter, de dévoiler et de faire évoluer dans le rapport de l’être entre son « en dedans », et son « en-dehors ».

Ce lien entre ces deux gestes fondamentaux que sont le repli sur soi, vers son intérieur, et l’ouverture vers dehors ou le déploiement, raconte l’être depuis la nuit de ses temps. En effet, ce mouvement d’enroulé et de déroulé est une information corporelle qui remonte à la vie fœtale. En embryologie, ce mouvement, similaire à des cycles ventilatoires, est rattaché directement au processus de développement du fœtus.

Ce mouvement perpétuel, à l’origine de notre évolution, semble enregistré comme tel dans notre mémoire corporelle. Il évoque bien souvent notre aptitude à prendre et à donner, et parle de cet « incessant va et vient du désir et de la nostalgie, de la présence et de l’absence, de la perte et des retrouvailles.

Autant d’oscillations se rapportant aux toutes premières expériences de la vie de l’enfant. »4 . 

Observer ces rapports dans le ressenti corporel, en sentir les excès ou les manques permet d’en contacter les déséquilibres éventuels et de toucher à ce vers quoi chacun, dans son unicité, dans ses aspirations et intuitions les plus profondes souhaiterait tendre. Poser cette conscience et ce souhait de se vivre autrement, en le vivant dans son espace corporel présent, en lien avec cette mémoire archaïque et cette nourriture vitale qu’est l’oxygène, envoie une information d’une rare puissance à l’être qui se sent investi du pouvoir de changer les choses et de se placer au centre de ses évolutions.

C’est une des richesses merveilleuses du travail sur soi qu’elle permet de contacter : comment, à partir d’une exploration, chacun va partir de ce qui lui est connu pour arriver à un espace nouveau, qui révèlera de nouvelles sensations et participera à l’évolution du référentiel de l’être.

Développer l’écoute de son geste respiratoire, c’est aussi vivre le mouvement corporel qui y est relié, du plus profond au plus superficiel, du plus central au plus périphérique. La respiration profonde n’est pas limitée à la cage thoracique ou aux mouvements du diaphragme. Elle engage le corps dans sa totalité. La respiration saine présente un caractère d’unicité et d’équilibre. Pour que tout vive et respire pleinement, il est nécessaire que la cage thoracique et les voies de passage (narines, pharynx, glotte …) soient libres, que la colonne vertébrale puisse s’articuler dans la souplesse et la flexibilité, afin de pouvoir suivre le cheminement de cette vague qui, partant des pieds embrasse tout le corps jusqu’aux extrémités supérieures (membres supérieurs, lèvres…).

Une des dimensions essentielles que l’approche du souffle, du corps et de la voix induit est une mise en mouvement, une expansion, un déploiement, une ouverture permettant de révéler des dimensions de l’être souvent amoindries, enfouies, cachées ou en déséquilibre.

Relier, révéler et libérer des espaces permet de développer potentiels, expression créatrice et lien à soi-même. C’est aussi son aptitude à créer de nouvelles façons d’apprendre, de connaître, de s’exprimer, d’établir des relations plus créatrices avec soi et les autres qu’elle révèle.

Enfin, ressentir, développer, entretenir et relier l’expiration (ou l’expression sonore) au geste inspiratoire, c’est aussi révéler la beauté du lien entre ces deux gestes opposés et complémentaires pour rentrer dans le mouvement perpétuel de la vie, à l’image du flux et du reflux des vagues sur le rivage.

Harmonie, fluidité, cohérence, écoute et respect de ses rythmes internes profonds ponctuent ce parcours. Du « deux » naît le « un » : deux gestes qui s’allient pour permettre à l’être d’être dans son entièreté, son unité, son unicité.

Depuis l’importance de comment mes pieds reposent sur la terre, jusqu’à comment mon axe s’érige, la voix va toucher de vastes domaines. Le corps sera un terrain de découverte perpétuel qui commencera souvent par une prise de conscience de son ancrage et de son aptitude à reposer sur… afin de s’élever vers : « Entre ciel et terre, l’homme éprouve par tous ses sens le monde qui s’offre. Attiré par ce qui se manifeste de plus éclatant, il avance ». 5

Marie Louise Aucher parlait du corps comme d’une grande oreille. Les mouvements de la voix dans le corps vont permettre à l’homme d’en affiner l’écoute et de rentrer dans le temple du ressenti par le biais de la sensorialité. Ce que permet l’éveil des sens peut être résumé de la sorte : A une information apportée par un sens correspond un traitement des informations, ce qui créé de nouvelles connexions synaptiques et permet d’accéder à de nouveaux schémas d’apprentissages. Avec l’ouverture des sens, c’est la plasticité de l’être dans son ensemble, et en particulier neurologique qui est permise.

L’ouverture au ressenti place l’individu dans l’inconnu et replonge l’être dans la richesse de son monde intérieur. Ce dernier est rendu accessible par des informations venues « du dedans » de l’être et « du dehors ». Ainsi, le sens kinesthésique, par la vibration révèlera les contours de l’enveloppe corporelle ainsi que son contenant.

Notre organisme, composé de 92 à 70% d’eau sera en effet un espace de propagation du son unique, permettant à la globalité du corps jusqu’au niveau cellulaire d’être mis en mouvement.

Chaque sens révèle des mondes et détient la rare faculté de poser l’individu toujours plus au centre de lui-même en le reliant au monde, à l’autre.

Le chant influe également sur le fonctionnement hormonal et nerveux.

Le travail vocal effectue une régulation du système nerveux en agissant directement au niveau des systèmes ortho et para sympathiques : Les vibrations crâniennes massent l’hypophyse et l’épiphyse, qui jouent un rôle important dans l’équilibre général.

La mobilisation du diaphragme thoracique active les glandes surrénales, situées en dessous de celui-ci, et gèrent le stress. Les gonades sont activées par le plancher pelvien.

Elles sont le siège de la vie et libèrent l’énergie vitale. Chaque partie est reliée à un tout qui se révèlera de plus en plus présent au fur et à mesure du patient travail d’exploration et permettra d’accéder à des niveaux de compréhensions de plus en plus subtils.

Dans le travail de la voix, nous passons de manière inaltérable et continue d’espaces infiniment petits à infiniment grands, d’infiniment profonds à infiniment superficiel, de grandement présent à tellement archaïque. Ces extrêmes, qui se dévoilent jusque dans l’amplitude d’une tessiture, de l’extrême grave à l’extrême aigu, enseignent l’ouverture du regard et des sens, la flexibilité, la souplesse, la fluidité et nous permet de découvrir notre faculté à déployer nos ailes et à nous relier au plus Grand que nous : « les vérités que l’intelligence saisit directement à claire-voie dans le monde de la pleine lumière ont quelque chose de moins profond, de moins nécessaire que celle que la vie nous a malgré nous communiquées en une impression, matérielle (…), mais dont nous pouvons dégager l’esprit. »6

 

« Le travail de la voix n’est qu’un immense lâcher-prise, une méditation permanente, pour lesquels la seule vertu requise se nomme patience. Patience de laisser la voix arriver seule des tréfonds de la matière corporelle. »7 .

 

La confiance, la patience, la bienveillance à son propre égard sont essentiels. La voix nous apprend à retrouver notre innocence et notre aptitude à nous émerveiller, à cheminer vers l’inconnu, sans attente. En effet, ce que la voix, en étant nourrie de compréhensions et d’un regard, peut être à même de nous révéler de nous-mêmes, fait grandir notre conviction que se connaître, c’est se donner une plus grande aptitude à être dans sa vie.

Être là où il est bon d’être pour soi mais aussi de cultiver un espace d’amour à son propre égard dans sa découverte, dans sa pratique vocale et dans sa vie.

Travailler sa voix, c’est d’abord rentrer en lien avec soi.

Aller à l’écoute de ce que le corps exprime, de ce que les émotions révèlent.

Ainsi, est-il fondamental en début de parcours de rentrer en contact avec sa puissance, puissance d’être touché, de se toucher, de sentir, de choisir, d’agir, de créer afin de se replacer au centre de soi. Le travail corporel sera l’occasion d’un travail de ressenti approfondi, permettant de relier un espace à un ensemble plus vaste et de trouver sa « juste place ». Recherche fondamentale qui s’applique au corps, en lien avec sa dynamique globale comme à l’être dans le monde qui est le sien.

Ainsi, tout espace corporel hypertonique ou hypotonique contrarie le geste vocal dans son entièreté. Il est essentiel de donner à chaque espace le pouvoir qui est le sien propre, de manière à ce que l’orateur ou le chanteur puisse redonner à l’intelligence du corps sa mobilité et sa concordance la plus juste.

Cette étape passée permettra de toucher à une autre dimension de l’être : son aptitude à se relier à ses sources d’inspirations profondes qui ne sont plus de l’ordre du savoir ou du vouloir de l’individu et d’atteindre ce vers quoi tend le travail de la voix et tout art maitrisé : passer du « je chante » à « ça chante », autrement dit : il faut apprendre, puis oublier ce qu’on a appris, retrouver le naturel jusqu’à parvenir à créer sans effort. École du Lâcher-prise entre toutes, il s’agit d’accepter de ne pas tout comprendre ou contrôler. Observer, œuvrer dans les espaces qui relèvent de notre présence à nous-mêmes, nous relier à cette partie de notre être qui ne demande qu’à se révéler afin de laisser le tout se mouvoir dans une unité et une spontanéité retrouvées. Apprendre à ne pas édifier de système mais à rester en lien avec l’intelligence de ce que la vie nous permet de contacter et rentrer dans le grand jeu de la vie. « La tactique peut ne s’appliquer qu’à la pratique d’un art mais l’art en question peut également n’être qu’une forme de la tactique » 8.

Ainsi, par le simple fait de la présence à soi, le souffle pourra-t-il être amené à se rencontrer dans ses rythmes vitaux sans être dressé, éduqué, travaillé et aura-t-il des merveilles à nous révéler si nous daignons l’écouter. « L’Homme, dit un proverbe chinois, est un roseau pensant mais ses plus grandes oeuvres se font quand il ne pense ni ne calcule. » L’écoute, dans le travail de la voix ne consiste pas seulement à développer son oreille mais à développer une acuité du regard, une présence d’esprit, une aptitude à être au bon endroit au bon moment. La voix est ce révélateur qui nous éclaire, nous accompagne tout au long de notre cheminement. Elle est notre guide, notre maître en qualité d’être en lien avec son soi profond. Comme l’exprime à merveille Fabienne Verdier : « L’acte de peindre doit être l’agir du non-agir.

L’agir naturel, sans désir, qui n’est pas tourné vers le moi. C’est par l’oubli de soi qu’on obtient la fusion avec le ciel, avec le tout. Cesser de penser, de vouloir, de calculer. Instaure en toi la non-contrainte totale pour être en harmonie avec la source de ton cœur. » 9 

Des notions allant de l’équilibre, à la recherche d’unité, en passant par le lâcher-prise, l’acceptation ou encore le non désir, la non attente, l’accueil inconditionnel sont autant de voies d’évolution pour le chercheur aguerri dont l’instant présent et l’aptitude à être se développe au fur et à mesure de ces intégrations, révélant la beauté et la grâce des espaces reliés par un mouvement perpétuel dont il est un élément essentiel mais pas solitaire car relié. Il fait partie d’un tout.

 

Bibliographie :

1. Decasper AJ, Fifer WP: 1980 of human bonding : newborns prefer their mother’s voice. Science, 208

2. Italo Calvino 2013 in Sous le soleil jaguar 2013 ed. Gallimard ; Folio

3. François Cheng, 2002, le dialogue, une passion pour la langue française, ed. Gallimard

4. Marie-France Castarède. 1987, La voix et ses sortilèges, 1 ; ed. Les belles lettres. 

5. François Cheng, 2002, le dialogue, une passion pour la langue française, ed. Gallimard

6. Marcel Proust, 1927, le temps retrouvé, op.cit ., tome III, p 878-879.

7. Jean-Claude Sergent, 1990, La voix, la vie, ed Trédaniel. p 157

8. Gorin-no-sho, Traité des cinq roues, la voie de la stratégie selon Miyamoto Musashi, 1644 , Albin Michel

9. Fabienne Verdier, 2003, in passagère du silence, Albin Michel

 

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